5 raisons de visiter la West Coast de Nouvelle-Zélande

5 raisons de visiter la West Coast de Nouvelle-Zélande

Le voyageur pressé venu de Nelson ou du Parc National Abel Tasman traverse ces paysages sans s’arrêter, ou presque, pressé d’atteindre ce qui l’attend depuis son arrivée en Nouvelle-Zélande, les glaciers, le Mont Cook, le Fiordland, Queenstown, Wanaka. Pourtant, la West Coast est pour moi le cœur de la Nouvelle-Zélande ouvrière, rurale, sauvage.

Ici le voyageur pourra se faire oublier. Après quelques semaines passées en Nouvelle-Zélande, le visiteur se rendra compte que les kiwis se sont inventés un patrimoine touristique en mettant en avant ce qui marche ailleurs. Ils se sont dotés de leur Mer de Glace, de leur Chamonix, de leur Tour Eiffel. Pourtant, une fois rentré, ce n’est probablement pas ce dont le visiteur gardera le meilleur souvenir. La Nouvelle-Zélande qui créera le choc se trouve en marge des cartes postales ; c’est ce pays que vous découvrirez, entre autres, sur la West Coast.

En l’absence de points d’intérêt majeurs hormis les glaciers, la région souffre d’un déficit d’intérêt généralement, surtout si l’on considère que le climat qui y règne est sans doute le plus humide du pays, après ceux du Fiordland et de l’île Stewart.

Alors allons-y, cinq bonnes raisons de visiter la « Wet Coast » :

  • Le plus vieux et le plus vaste domaine forestier de Nouvelle-Zélande. Et oui, surprise ! ce n’est pas le Fiordland, mais la West Coast. Une vaste forêt couvre la côte de Takaka à Haast, de Westport à Hamner Spring. L’exploitation forestière y a été moins brutale que dans le sud, mais continue. Les forêt semblent donc plus jeunes que certaines parties restées vierge du Fiorland, mais la biodiversité y a été préservée presque partout.
  • Les grands espaces. Les amateurs de grands espaces pourront se perdre le long de sentiers oubliés, bien loin des Great Walks, qui leur permettront de passer quelques nuits dans un petit refuge (hut) que ne fréquentent que les trappeurs de possum et les randonneurs locaux.
    Pour le Kahurangi National Park, suivez le Wangapeka Track pour plus de tranquilité. Il y a aussi le Mokihinui Track, le Buckland Track et la sublime Saint-James Walkway. Pour les amateurs de ‘tramping’ (randonnée), le Papaora Range offre de multiples possibilités le long de la Fox et de la Puni notamment. Tout au Sud, le Copeland est la vrai référence du pays. Le sentier traverse le massif du Mont Cook jusqu’à la Côte.
    Un excellent endroit pour apprécier le coucher de soleil, c’est la 9 miles beach, près de Charleston.
  • La faune et la flore. Les plus beaux représentants de la faune néo-zélandaise sont présents. Les plus emblématiques, tout d’abord, avec le Great Spotted Kiwi dans les Kahurangi (photo d’en-tête) et Paparoa National Parks, le Western Weka sur le Cape Foulwind, le Westland Black Petrel à Punukaiki (photo en bas de page) et le Pukeko partout. Impossible également de ne pas croiser ou entendre un Fernbird, un Bellbird, un Kingfisher ou un Ruru. Plus difficile à remarquer, le Kéa, le Kaka, le Blue Pinguin et le Blue Duck sont pourtant bien là, dans l’Oparara Valley, autour du Buckland Peak, ou le long des côtes. Enfin, le Fur Seal et le Hector Dolphin pourront être observés prêt de Westport. Côté Flore, de nombreuses espèces côtières en voie de disparition sont faciles à observer le long du Loop Track à Charleston ou à Taranga Bay. Mais la vraie star reste le Bush : Nikau Palm, Rimu, Totara, Beech, Supple Jack, Ponga, Rata, etc.
  • L’âme du Westcoaster. Un peu comme les champignons, il semble préférer l’humidité. Rugueux, pas toujours avenant à premier abord, le Westcoaster est presque toujours fils ou petit-fils de mineur, de pêcheur ou nouvel immigrant. Là-bas, le costume short court/ guêtres/ épaisse chemise en laine rouge et noire est encore porté. Mais le must reste la Gumboot (botte en caoutchouc), véritable institution.
  • Une vie alternative. Refuge pour architectes fous, la West Coast abrite nombre de maisons construites à l’ombre de la loi et qui réjouiront les amateurs d’architecture. Le voyageur trouvera également les backpackers les plus accueillant du pays. Rencontre d’artistes et d’amateurs de cactus dans celui de Karamea, nid d’aigle face à la mer au Old Slaughter House (photo en bas de page), expérience écologique au Beaconstone. Ce dernier a été construit de manière à réduire au minimum l’impact des visiteur sur l’environnement tout en offrant le maximum de confort et de tranquillité. La grande propriété attenante permet en outre de découvrir la faune la flore de la côte ouest et d’aller piquer une tête dans la rivière. Ne manquez pas d’interroger Gray sur la provenance des différents éléments de décoration !

Wekaman

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