Frogs sponsor de Conrad Colman sur le Vendée Globe

Frogs sponsor de Conrad Colman sur le Vendée Globe

Frogs, l’agence de voyages francophone numéro 1 en Nouvelle-Zélande, est un des sponsors de Conrad Colman, 32 ans, premier néo-zélandais a avoir jamais participé à un Vendée Globe !  Marin confirmé, Conrad est, en plus, un fervent défenseur de l’environnement, des valeurs qui résonnent fortement avec l’agence Frogs. Il réunit ses 2 passions sur son bateau Zéro Emission. Il nous raconte son projet…

Frogs : Conrad, raconte-nous un peu ton parcours ?

Conrad Colman : Je suis pour ainsi dire tombé dans la voile quand j’étais petit. Mon grand-père avait construit son bateau dans le fond de son jardin ; mon père a fait un 1/2 tour du monde ; j’ai été conçu à bord d’un voilier et pour ma 1ère navigation au large, j’avais 3 semaines.

La voile fait partie de mon ADN. L’eau de mer doit sûrement couler dans mes veines… Et puis dans tous les cas, je n’ai pas le bon gabarit pour le rugby ! J’ai toujours aimé naviguer en solitaire ; du coup, la question ne se pose pas longtemps : la France est le berceau des marins solitaires. Il faut être ici si tu veux faire grandir tes projets et te mesurer aux meilleurs.

Je suis arrivé fin 2008 comme préparateur sur un bateau du Vendée Globe. Puis je me suis installé à Lorient où je construis mes projets : la Mini-Transat, du Class40 et maintenant le Vendée Globe. Le solitaire est une discipline très complète : il y a un défi d’entreprise pour monter le projet, un défi sportif bien-sûr, sans oublier le défi mécanique !

F : Pourquoi cette course ?

C.C : Le Vendée Globe, c’est la course ultime en solitaire ! L’aventure est très excitante car quelque soit ton niveau, la qualité de ton bateau, la compétition est présente en permanence. C’est comme un jeu d’échec à 20 nœuds, il va falloir être stratège et ce, pendant près de 3 mois : un exercice autant compliqué que motivant et passionnant !

Et puis je dois dire que je serai fier également d’apporter ma pierre au développement de la notoriété du Vendée Globe à l’étranger. Je serai le premier kiwi à skipper un bateau !

F : Ton projet a un volet écologique très intéressant. Tu nous en parles ?

C.C : la défense de l’environnement c’est mon deuxième credo. J’y ai été sensibilisé très tôt… et oui, encore une tradition familiale. Je suis préoccupé par l’empreinte qu’on peut laisser sur la terre en tant qu’humain, et surtout par la nécessité de réduire cette empreinte. Ce n’est pas qu’un discours, je vis réellement dans cette optique au quotidien.

Ce projet Vendée Globe est un prolongement logique de cette philosophie de vie. La technologie innovante et respectueuse de l’environnement est au point aujourd’hui. : mon bateau en est la preuve. Je vais tester ces nouveaux équipements et technologies dans les conditions les plus dures qu’il soit. Dès lors il n’y aura plus aucun frein à leur utilisation au quotidien en usage « normal ».

F : cela se traduit comment sur ton bateau ?

C.C : En course, les bateaux sont effectivement propulsés par la force du vent dans les voiles. Mais nous avons tous un moteur à bord. On le fait tourner quelques heures par jour. Le moteur nous permet de faire les manœuvres dans les ports mais surtout, il est essentiel pour fournir l’énergie nécessaire au fonctionnement de toute l’électronique. Grace à lui nous pouvons utiliser nos instruments de navigations, nos ordinateurs, recevoir les données météo, et communiquer avec la terre.

La plupart des bateaux utilisent des moteurs classiques qui fonctionnent au gasoil et donc émettent des gaz à effet de serre. Sans compter qu’il faut embarquer quelques centaines de litres de gazoil et qu’on est jamais à l’abri d’une fuite d’huile !

J’ai choisi d’embarquer un système complétement propre, alimenté à 100% par de l’énergie naturelle et qui produit zéro émission. Il y a trois systèmes principaux à bord : la grand-voile est équipée de panneaux solaires intégrés directement dans le tissu. Les panneaux fournissent 2kwh. L’énergie produite est stockée dans un parc de batteries au lithium. Enfin, j’ai aussi un moteur, électrique bien-sûr, qui est également un hydrogénérateur. L’hélice tourne dans l’eau quand le bateau avance et produit donc de l’énergie. Pour faire simple, ça fonctionne exactement comme pour une voiture hybride. Ce couplage est innovant. En général sur les bateaux de course, l’hydrogénérateur est un appareil indépendant, posé sur le tableau arrière. Ici, il est complétement intégré au système.

F : et ce système est efficient ?

C.C : Oui les résultats sont bluffants en termes de performance et de fiabilité : le système a la capacité de produire de l’énergie même à haute vitesse. Les batteries me donnent une autonomie d’une semaine en énergie, au lieu de 24h sur un autre bateau. Je n’ai pas la contrainte et le stress de devoir recharger le parc toutes les 12 heures.

Cette très grande autonomie me permet de choisir le moment le plus adapté pour recharger les batteries, en toute sécurité, et, par voie de conséquence, de rester pleinement concentré sur la stratégie, la navigation et la marche du bateau. C’est une chance de pouvoir partir aussi sereinement sur un tour du monde en course !

F : avoir Frogs comme sponsor, ça te plaît ?

C.C : Oui, parce que non seulement votre aide financière contribue à la réalisation du projet, mais parce que nous avons des histoires finalement très similaires ! Je suis un kiwi en France, qui monte un projet fou, comme vous quand vous êtes arrivés en Nouvelle-Zélande et avez commencé votre site, vos guides et votre agence à partir de rien, dans un pays nouveau. Il faut croire en ses rêves, il ne faut pas lâcher sur le long chemin et ça, je crois que ça nous rapproche beaucoup. Je vous ferai un petit coucou d’ici quelques semaines quand je passerai au large de Nouvelle-Zélande !

Note Frogs : les clients de l’agence entrent dans un tirage au sort pour gagner une sortie en mer à Lorient avec Conrad, à son retour l’année prochaine !

bon départ dimanche 6 novembre Conrad et mène haut nos couleurs !

Son site web : http://www.conradcolman.com/
Sur les RS : facebook  | Twitter  
Le site du vendée Globe : http://www.vendeeglobe.org/fr/

Conrad Colman, sponsorisé par Frogs

Le vendée Globe en quelques mots :

  • Course en solitaire
  • 3 Caps
  • Sans Assistance, sans Escale
  • 30 participants
  • 24.000 Milles soit 44 450 Kms
  • Record de l’épreuve 78 jours détenu par François Gabart en 2013
  • 5 heures de sommeil par jour
  • 100 kg de nourriture embarquée
  • Départ : le 6 Novembre 2016

Frogs est une agence qui propose des circuits en Nouvelle-Zélande et des locations de camping-car. Le tout, en français, depuis Auckland !

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