Seb dans l’île Sud : Dunedin, Queenstown et Wanaka

Seb dans l’île Sud : Dunedin, Queenstown et Wanaka

Pendant une semaine, Sébastien, co-fondateur des Frogs, est parti en road trip à travers l’île Sud à la rencontre de nos prestataires. Récit de son voyage en 3 épisodes.

Dunedin, nature et civilisation

Mardi matin, je dévore les 360 kilomètres qui séparent Christchurch de Dunedin. Pas le temps de m’arrêter à Oamaru ou aux Moeraki Boulders, j’ai des rendez-vous vers midi. Heureusement la route est bien droite, elle traverse les immenses plaines du Canterbury. N’étaient-ce les Alpes majestueuses visibles à l’ouest tout du long du périple, on aurait vite fait d’oublier qu’on est en Nouvelle-Zélande. A mon arrivée, la ville bourdonne. Nous sommes en pleine année universitaire et les étudiants sont partout. C’est bien plus sympa que lors de mon passage en novembre dernier, lors des grandes vacances qui dépeuplent la ville. L’économie ici n’est pas florissante. On voit bien à ces majestueux bâtiments victoriens et édouardiens qui s’alignent le plus souvent vides le long des avenues que la ville a eu un passé fier et prospère, cent ans en arrière. La ville est comme une vieille aristocrate qui n’aurait plus le sou. Cela a du charme et j’aime toujours me promener dans le centre-ville qui s’allonge démesurément le long de Princes St qui devient Georges St après avoir traversé l’Octagon, la place centrale. Sa chance de nos jours, hormis la présence de la célèbre Otago University, la ville la tient de la longue et majestueuse péninsule d’Otago, sorte de pendant à la péninsule de Banks de Christchurch. Là aussi, la route des crêtes offre des panoramas époustouflants sur une dentelles de baies et de ports naturels profonds. Là aussi, et en plus grande quantité encore, on peut vivre des rencontres spectaculaires avec la faune. Je rencontre sur place Monarch et Elm Tours, nos deux opérateurs fétiches qui proposent des croisières maritimes et des tours terrestres pour approcher on ne peut plus près albatros, dauphins, manchots, otaries, lions de mer et autres espèces sauvages dignes d’une visite. L’océan qui baigne la péninsule de ses eaux abonde de vie et toute la chaine écologique semble des plus exubérantes. Les albatros royaux (3 mètres d’envergure !) nichent à la pointe, les manchots à œil jaune partagent plages et falaises avec otaries et lions de mer. J’embarque à bord du célèbre Monarch pour une croisière au cœur de cet écosystème marin unique où les occasions de voir de plus près les différentes variétés d’albatros nous sont données, après avoir longé les côtes peuplées d’otaries. Pour avoir une expérience complète, combinez avec un tour terrestre via sentiers et galeries souterraines pour observer les manchots notamment, avec Elm Wildlife Tours. Monarch Cruises organise divers packages (croisière seule ou package complet mer + terre avec Elm) que vous pouvez réserver directement depuis leur HQ du centre-ville. Et avec la carte Frogs Club, vous bénéficiez de 10% de réduction !

Queenstown, l’Avoriaz des antipodes

cardrona_hotel

Mercredi je file vers Queenstown. Ma Toyota Corolla de location et moi avalons les kilomètres traversant à toute allure les paysages irréels du Central Otago. Ca commence à serpenter fort. J’entre au cœur de la région aride et intensément belle, où le ciel bleu contraste avec le jaune des herbes natives qui peuplent ces collines de pierre. Le paysage change constamment, comme le relief. Des canyons verdoyants succèdent aux plateaux arides. La culture change aussi ici, on voit de plus en plus de vergers et même des vignobles. Les monts sont bientôt remplacés par les hautes montagnes aux pentes abruptes saisissantes. Nous voici dans la région des grands lacs où Queenstown règne en princesse tape-à-l’oeil. Il faut dire que son site attire tous les superlatifs. Le lac qui la borde est entouré de hauts pics quasi irréels qui brillent sous le soleil de fin de journée. Oubliée la Nouvelle-Zélande laborieuse et pauvre que l’on traverse partout, ici les boutiques de luxe aux vêtements de montagne hors de prix et les bars branchés s’alignent sur les quelques rues du centre. Ce dernier bourdonne de voyageurs de tout poil qui se donnent des airs de grands aventuriers dans leurs tenues de randonnée dernier cri au milieu de groupes d’asiatiques tout frais débarqués du bus. Des pseudo centres d’information se font une guerre acharnée à coup de photos de devanture plus spectaculaires les unes que les autres vantant leur saut à l’élastique ici, leur saut en chute libre là, ou toute sorte de variantes les plus folles de ces deux dernières. Au fil des années la ville s’étend, se modernise, s’embourgeoise à grande vitesse. Il revient aussi cher d’acheter une maison ici qu’en plein cœur d’Auckland !

qtown

J’y rencontre nos 3 opérateurs phares. Real Journeys d’abord qui organise toutes les combinaisons possibles de croisières sur le lac et les fiords. Leurs locaux sont sur les quais, ils sont tout bons pour le Frogs Club. Shotover Jet ensuite, le pionnier du jetboat local qui vous emmène dans un tour très rodé – mais toujours si impressionnant – à grande vitesse, incluant moult 360°, dans cet étroit canyon aux parois abruptes de la Shotover River. Et enfin Dart River, qui combine dans une vallée spectaculaire reculée à 30 minutes de la ville des combinés balade nature, jetboat et kayak (c’est la photo de couverture de l’app et de la carte Frogs Club !). Bref, des incontournables vous dis-je ! Je n’aurai cependant pas le temps d’aller voir Dart Stables, qui organise des treks équestres dans cette même vallée. Le soir venu, j’en profite pour boire une bière bien méritée en bord de lac, dans un des bars qui se sont installés sur les pontons. Autour de moi, groupes de backpackers et saisonniers rient fort en perspective de la soirée. La ville est aussi réputée pour ses nuits !

Wanaka la douce

Jeudi, zou, direction Wanaka. Ce matin, cool, je n’ai qu’une heure de route. Le temps étant au beau fixe, je monte vers la route d’altitude, la célèbre Crown Range Road. La montée offre des panoramas sur la région de Queenstown à faire pâlir tout photographe. Je fais mon blasé, « been there, done that » et trace la route. Je passe le célèbre Cardrona Hotel, l’icone locale, et la route qui monte à la station de ski du même nom, bien entendu fermée à cette saison. Me voilà bientôt à Wanaka, célèbre pour son lac, ses montagnes en arrière-plan et ses couleurs particulières. En automne, la région mélange magnifiquement toutes les teintes chaudes, du rouge au marron le plus sombre. Pour un panorama rapide sur la ville et son lac, rien de mieux que de grimper le Mt Iron en bord de route. 20 minutes de montée, panorama à 360° !

wanaka

La ville a grignoté encore plus du bord de lac et de l’arrière-pays. Les résidences sans style défigurent quelque peu ce paysage saisissant. Malgré ses prétentions à égaler Queenstown, Wanaka reste la petite sœur provinciale. Moins de monde, moins de prétention, un centre-ville bien plus petit. Le contraste est agréable. Ici on ne joue pas la surenchère. Je fonce vers l’aéroport pour rencontrer Southern Alps Air, opérateur de vols de tourisme participant au Club, qui me démontre que le survol vers les fiords au départ de Wanaka est bien plus spectaculaire qu’au départ de Queenstown, car plus long de 20 minutes et la route passe par les hauts sommets du Mont Aspiring. Super tuyau pour un “fly-cruise-fly” (vol, croisière fiord, vol retour). Ils organisent aussi un produit unique où vous êtes déposé en avion dans une vallée reculée du Mont Aspiring National Park, faites votre demi-journée de rando en solo dans des paysages sauvages avant de rejoindre la civilisation en jetboat dans ces vallées sauvages. Cette “Siberia Experience” vaut de l’or si vous n’avez pas d’équipement ni 3 jours à consacrer à une rando dans la région. Je file ensuite à Skydive Wanaka, juste à côté, véritable ruche où s’activent moniteurs de tandem, plieurs de parachutes, photographes et toute une équipe d’accueil bien sympathique. A mon arrivée, j’assiste à l’atterrissage d’un groupe de tandem, les jambes flageolantes et le sourire banane. Ca me rappelle mon propre saut, j’en étais ressorti tout retourné après ce rush d’adrénaline, il y a de cela quelques années…  J’y rencontre Lisa et Andrea et nous échangeons plein de bonnes idées pour l’avenir du Club. J’en ressors gonflé à bloc, merci les filles ! La soirée se terminera autour d’un barbecue avec une poignée de ces fanas de saut dans le vide…

Prochain (et dernier !) épisode : la Wild West Coast et Kaikoura.

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