The dead lands, un film à voir absolument !

The dead lands, un film à voir absolument !

A l’occasion de la sortie inédite du film « The Dead Land » (ou « La Terre des guerriers ») au cinéma en France et en VOD en Nouvelle-Zélande, nous consacrons un article au film, qui dépeint la culture, les croyances et les coutumes maories.

Le Monde Maori

poster28_extlargeJadis, en Aoteaora (Nouvelle-Zélande pour les Maoris), le monde spirituel et le monde réel ne faisaient qu’un. Les ancêtres marchaient dans les pas des vivants, au quotidien. Les guerriers se battaient pour l’honneur de leurs ancêtres. De nombreuses forêts, grottes, rivières étaient occupées par des démons, les taniwha que l’on se gardait bien de courroucer.

Les guerriers les plus méritants, avaient un Ta Moko, le tatouage traditionnel fait sur le visage. C’est un trésor pour les Maoris, qui traduit souvent leur raison d’être, leurs filiations tribales, l’histoire de leur famille, leur position sociale et  renferme d’autres secrets que seul celui qui les porte en connaît la signification.

Dans ce monde, les guerriers étaient très respectés et jouissaient du mana, du prestige. Toute violation du mana était considérée comme une offense très sérieuse. Mourir au combat était la façon la plus honorable de trépasser pour les guerriers maoris. Ainsi, l’honneur, la famille et les ancêtres régissaient la société maorie. Et si un membre d’une autre tribu avait le malheur de les offenser, une guerre pouvait alors être déclarée. C’était Tribu contre Tribu, œil pour œil, dent pour dent.

L’Art de la guerre

« Il y a une longue histoire de guerres et de conflits, mais également un très fort protocole régissant la conduite de chacun au cours d’une guerre. Il faut avoir du respect pour son ennemi (…) un protocole est à suivre avant de l’annihiler », explique Scott Te Manahau Morrison. Principalement régis par des relations entre alliés et ennemis, les rituels de guerres se caractérisaient par des codes d’honneur, de dignité et de honte dans la mort.

Le style d’art martial utilisé dans le film, vient du Mau Rakau. Il s’agit d’une pratique guerrière traditionnelle maorie ancienne dont la particularité est le combat à mains nues avec des massues et lances et qui se caractérise également par un jeu de jambes habile, des mouvements de mains rapides et des expressions du visage agressives. Les armes fabriquées artisanalement par les tribus étaient conçues pour tuer.

Filmé en caméra à l’épaule, les scènes de combat chorégraphiés raviront les fans de »Kill Bill » et « Apocalypto ». C’est la première fois que les arts martiaux polynésiens sont ainsi montrés au Cinéma. Influencé par des films d’actions, le réalisateur Toa Fraser a souhaité offrir une nouvelle vision de la Nouvelle-Zélande. Un film d’un nouveau genre, s’inspirant de l’histoire des Maoris.

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La tribu de Wirepa

Le jeune guerrier et sa quête

Suite à une profanation, on suit l’odyssée du personnage principal en quête de vengeance, au cours de laquelle les alliances dangereuses se créent. Hongi, fils d’un chef Maori, doit venger son père afin de ramener la paix et d’honorer les âmes des habitants de son village, tous massacrés par une tribu rivale menée par le terrifiant Wirepa. Le seul espoir de Hongi, afin de lutter contre plus fort que lui, est de traverser le territoire interdit des « Dead Lands » et de s’allier au mystérieux Taniwha, un guerrier démoniaque qui règne sur ces terres maudites depuis des années. Ensemble ils vont traquer les meurtriers de la tribu à travers une nature hostile et sauvage.

« The Dead Lands » est un film entièrement tourné en langue maorie, représentant le Monde Maori à travers sa culture, sa pensée et ses arts martiaux, avec une vision à la fois historique et artistique.

Traduit de l’anglais par le linguiste Scotty Te Manahau Morrison, le film fait l’usage du Te Reo Maori, la langue maorie. Ce qui en fait l’originalité et le réalisme.

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Hongi, jeune guerrier

Les acteurs

Pour les connaisseurs du cinéma néo-zélandais, vous aurez certainement reconnu James Rolleston dans le rôle de Hongi. En effet, l’acteur a faisait sa première apparition remarquée sur les écrans en 2010 dans le film « Boy » de Taika Waititi. Il joue également dans « The Dark Horse » de James Napier Robertson, qui a remporté un succès au New Zealand Film Festival l’an dernier.

Le guerrier-sans-nom n’est autre que Lawrence Makoare, qui a enchaîné les rôles de méchants en cinéma. Plus récemment, il interprétait le rôle de Bolg dans « The Hobbit » et de Za Bing dans la série « Marco Polo ».

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Hongi et Taniwha, le guerrier des Dead Lands

Les lieux de tournage

Compte tenu de l’époque à laquelle se déroule le film, (autour de 1600), le chef décorateur Grant Major (connu pour son travail sur le « Seigneur des Anneaux »), a orienté ses recherches sur la présence maorie avant l’arrivée des Européens. Aussi, les décors du film sont le fruit des  recherches et de la vision artistique de l’équipe. La plupart des paysages sont familiers, mais il a fallu parfois augmenter l’aspect mystique ; « le territoire des morts comme une zone ayant subi une sorte de désastre cataclysmique, une explosion thermique qui aurait rasé une grande partie du paysage » – Grant Major.

Situés à peine à une heure d’Auckland, les lieux de tournages sont répartis dans l’île du Nord, des paysages à la beauté sauvage :

  • L’île volcanique de Rangitoto, au large d’Auckland
  • Le plateau volcanique du centre de l’île du Nord
  • La forêt du Parc des Waitakere Ranges, à l’Ouest d’Auckland
  • Otuataua Stonefields, au sud d’Auckland
  • Les falaises du Mount Mangere

Anaïck

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